Les Inédits du Net 2012​-​2013

by Topaz

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Les inédits sortis en streaming sur internet, présents sur aucun projet.

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released September 17, 2013

Cover photo : Axel LEGRAND

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Topaz Brittany, France

Dernier album en date : "Balle et Masques" disponible partout en téléchargement, le CD à commander sur Bandcamp.

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Track Name: 2090
On voulait briller, que les beatmakers retiennent nos phases
Que les DJs cut car nos breaks faisaient mal toujours sans accord parental
Pour un clash on se retrouvait à l’hôpital mais avec la gloire
Mon verbe a toujours foutu la rage
Avec l’âge on croit qu’on se calme mais devant un joli mic chromé
C’est vrai qu’on fait les beaux je te tape le flow crawlé
Combien de baltringues j’ai croisé
Combien m’ont dit "vas-y on rappe", au final je les ai jamais vu poser

C’est ça le rap aussi, des grandes gueules pas possibles
Ou des gars tout timides qui jouent les Montana Tony
Grosse paire de couilles dans mon anatomie
Ce qui fait que je dis ce que je veux et que je vis ce que je dis
Je voulais pas des codes du hip-hop tu peux le demander aux autres
Je les regardais singer la norme en me disant "j’suis pas des vôtres"
Je voulais une équipe, au final l’ingratitude m’a rendu aigri
Y’a pas de réussite si tu gagnes en étant égoïste

Le rap est rempli de maîtres à penser, où sont les artistes, les vrais ?
Dans le rap ils n’ont pas le droit de citer
Si tu fais dans la diversité, même ceux avec qui t’as commencé
Peuvent ne pas te le pardonner
Tant que tu tues le beat au mic ils te le diront pas
Le jour où tu changeras de vibe on le répétera
On te le dira que c’était mieux avant
Car tes détracteurs n’avancent pas, où sont-ils à présent ?

Je volerai pas mes succès en trichant bêtement
Indépendant j’avance dans l’anonymat quand on me pousse dans
Mes retranchements, t’attends pas à me voir courber l’échine
Non je m’acharne dans le punching-ball franchement
Je niquerais sa mère au rap français s’il était mieux avant
Je me dis que si t’aimes pas ce qu’on fait maintenant
C’est que tu vis pas dans le présent tout simplement
Ma clique et moi je représente on va t’apprendre à respecter un sample

Des beatmakers se vantent d’être indispensables
Mais qui met en avant leur taf ? Dans l’indépendance qui règle les mixages ?
Qui se galère dans les bacs ? qui encaisse le trac
Qu’occasionne la sortie d’une track ?
Pour eux c’est du vent my men, mec tu me ramènes un sample grillé
Impec c’est du pareil au même, la tech’
Nique dans la paume dans l’ADN les chromosomes
J’amène de nouveaux thèmes de nouveaux poèmes

On est en 2013 pauvre merde, regarde l’état de la planète
Regarde depuis combien de temps on rappe, depuis combien de temps on guette
Depuis combien de temps on gratte
Et tu voudrais qu’on soit les mêmes malgré le temps qui passe ?
T’as vu ça où ? Où t’as vu un tel immobilisme ?
Faudrait que je retourne dans les années 90 juste pour leur faire plaisir
T’es fou ! Tu voudrais que je m’invente un personnage qui colle pas à ma life
Juste pour avoir un flow qui baffe, des fans qui bavent

J’avoue ! J’ai plus vraiment le même état d’esprit
Mais à c’est à cause de vous les wack emcees, les puristes, les élitistes
Les zulus, les bboys, les ingés qui se prennent pour des artistes
Qui comprennent pas les larmes qui dorment derrière les rimes
Moi je te jure que c’était le rap ou la corde
L’écriture ou la morgue et ça, combien peuvent le comprendre ?
Je te promets que si j’ai envie de te tarter c’est pas pour rien
Parce que tu me comprends tellement pas, parce que t’es tellement loin

J’ai écrit des textes suicidaires sans qu’on prenne de mes nouvelles
Parce qu’on a trop l’habitude des mensonges dans la chanson française
Et dans le rap c’est pareil ! Tu crois quoi ?!
Tu crois que ta zic te rend plus authentique mais baise-toi !
Je suis entouré de gars qu’aucun art ne touche
Dont l’cœur vibre sur aucune touche de piano, sur aucune toile
Sur aucun film mais qui pleurent sur un banc de touche
Mais nique leurs mères à tous, c’est fini les marques de respect

Dans mon dos téma la profondeur des plaies
Téma les marques des coups de fouets
Esclave de mon image, esclave de mon passé
Ça sent le gros carnage, ça sent le Columbine, ça sent la CIA, ça sent les RG
J'attends tes critiques, je suis ouvert à tout mais méfie-oit
Avant de parler de mon rap commence par téma avec qui tu taffes
J'attends les hypocrites et les bonhommes 2.0
Le net t'a fait pousser des couilles mais tu fourres ta bite dans le dos

C'est bien, tu connais le rap comme un prof connait l'Histoire
Mais tu sais rien a la musique, te contente d'un petit auditoire
Moi je refais le match a chaque son, je chante ou je fous le boxon
La nostalgie me hante bah je défonce l'hameçon !
On restera pas long time, frérot
Le rap c'est pas qu'un putain de passe-time, non c'est un garrot
Un peu mégalo ouais mais c'est le jeu
Retiens plutôt mes larmes au lieu de me parler d'enjeu.